Autre vue d’ostéopathe, à Irun

Lundi, le nouveau centre Chispadelavida de l’ostéopathe et inventeur de la méthode Kyma Bernard Tisn ouvre à Irun.

Ce lundi 7 mars, deux Français, Bernard Tisné et son fils Sébastien Tisné, ouvriront un centre pour Médecine manuelle à Irun, pour la Foire Internationale Ficoba. Après avoir enseigné leurs techniques et savoir-faire à Paris, Lille et Genève, ils décident de s’installer définitivement au Gipuzkoa. Ce nouveau centre sera pratiqué : l’ostéopathie traditionnelle (manipulations vertébrales et techniques douces), les thérapies manuelles ancestrales et le déblocage du plexus solaire et du diaphragme, avec la Méthode Kyma : (méthode portée).
Bien qu’ils soient tous les deux formés à l’ostéopathie traditionnelle, ces deux thérapeutes nous confient qu’ils préfèrent s’appeler rebouteux, mot qui signifie « guérisseur manuel » en espagnol. Quand on leur demande pourquoi, ils nous disent que beaucoup de leurs patients leur posent souvent cette question à la fin de leurs consultations : « Qu’est-ce que vous m’avez fait ? Normalement les ostéopathes chez qui je vais n’utilisent pas ces techniques. Leur approche est autrement , où as-tu appris tout ça ? Pour mieux comprendre ce qu’ils veulent dire, allons-y donner la parole à Bernard expliquer tout cela plus en détail.

Bernard, expliquez-nous en quoi consiste la pratique que vous faites avec votre fils Sébastien et d’où elle vient.
-Après des études d’ostéopathie traditionnelle il y a de nombreuses années, à une époque où l’ostéopathie telle que nous la connaissons aujourd’hui était pratiquement inconnue, du fait qu’il y avait très peu d’ostéopathes en France et en Europe, je suis allé dans les zones rurales de France, à la recherche de personnes , presque tous agriculteurs, appelés rebouteux en France, petrikillos au Pays basque ou guérisseurs en Espagne, ces personnes plaçaient à leur place respective les articulations de l’homme et de l’animal avec un savoir empirique acquis et transmis de parents en enfants, de génération en génération. Au fil des siècles, ils ont développé des techniques efficaces qu’ils ont codifiées et expérimentées. Lors de plusieurs réunions que j’ai eu le privilège de tenir, j’ai personnellement rencontré des gens très précieux. J’ai donc décidé de regarder de plus près toutes ces pratiques ancestrales. La première chose que j’ai faite a été de faire des recherches puis je me suis inspirée de ces pratiques anciennes et traditionnelles pour les intégrer dans ma pratique quotidienne. Même s’ils étaient pratiqués dans des lieux géographiquement éloignés, tous ces gens prononçaient la même phrase : « Je remettrai tes nerfs à leur place ». Beaucoup de gens ont été contraints de faire confiance à ces « médecins de campagne » car cette campagne française était éloignée des grandes villes.

Parce que le sud-ouest de la France est une région traversée par les chemins de pèlerinage Saint Jacques de Compostelle, les nombreux pèlerins lors de leur voyage vers Saint-Jacques souffraient d’entorses ou de contractures dans la partie inférieure du dos, à la suite de leurs longues marches. Ils s’arrêtèrent à la maison du rebouteux, guérisseurs ou petrikillos, obligés d’être les plus efficaces et les plus rapides, pour permettre à ces marcheurs de poursuivre en bonne santé leur pèlerinage vers Compostelle. La réputation de certains s’étendait bien au-delà de leur région d’origine.
Après avoir visité différentes régions de France avec tous ces guérisseurs ruraux, j’ai poursuivi mes recherches en utilisant des méthodes occidentales complémentaires (méthode Bowen, méthode Moneyron, méthode Dorm, etc).

Parcourez le monde pour découvrir d’autres traditions

Insatisfait et toujours à la recherche de progrès, j’ai fait un tour du monde pour étudier et améliorer ma pratiqueen commençant par les Etats-Unis, origine de l’ostéopathie, puis l’Asie, dont le Pakistan, la Malaisie, le Japon, la Chine, l’Inde, le Népal, la Thaïlande€ Puis j’ai dévié vers l’Amérique du Sud, le Pérou, la Colombie et l’Equateur et aussi certains pays de l’Afrique Noire , et je me suis retrouvé au Maroc où j’ai eu l’opportunité d’étudier avec des guérisseurs berbères.
Aussi bien lors de mes voyages à l’étranger que lors de mon séjour en France, mon fils Sébastien m’a accompagné. Dès son plus jeune âge, il est plongé dans cet univers, ce qui a naturellement piqué son intérêt. Plus tard, à l’âge adulte, après avoir également suivi une formation en ostéopathie traditionnelle, je lui ai enseigné toutes les méthodes que j’ai pu apprendre, pratiquer et perfectionner au cours de mes 35 années de thérapeute.

Notre pratique thérapeutique

C’est la synthèse de toutes ces pratiques occidentales et orientales combinées. Les techniques que nous utilisons ne doivent en aucun cas être comparées aux méthodes classiques, car la localisation des pressions et des énergies n’est pas standardisée et varie constamment d’une personne à l’autre

Ces techniques sont basées sur la rapidité et la vitesse pour empêcher le cerveau de se concentrer sur un point précis du corps. Nous n’essayons pas de calmer ou de détendre le corps ; au contraire, nous essayons de le réveiller.
Les itinéraires suivis et la direction de la pression ils n’ont rien à voir avec l’acupuncture ou la médecine traditionnelle chinoise (MTC)

Le but est: déplacer profondément des muscles spécifiques dans un ordre bien précis, avec une pression bien calculée, en fonction des zones adjacentes, car ils suivent le trajet de certains nerfs pour les stimuler et leur permettre ainsi de restituer l’impulsion lorsque ces zones sont endormies.

Méthode Kyma : Étincelle de Vie

En plus de toutes ces thérapies, vous pratiquez dans vos soins une méthode de relaxation respiratoire (déblocage du diaphragme), appelée la méthode Kyma, que Bernard a lui-même développée et que vous enseignez à d’autres professionnels. Pouvez-vous nous en dire plus sur la Méthode Kyma :
-Cette méthode qui consiste à lâcher prise diaphragme et plexus solaire C’est unique. Il n’a aucun lien direct ou indirect avec l’ostéopathie, d’autres thérapies manuelles, la libération du péricarde ou les techniques de respiration du pranayama yoga. Il n’a qu’un seul but : supprimer la sensation d’oppression ou d’essoufflement que malheureusement beaucoup de gens ressentent dans cette vie moderne et qui rend la vie plus difficile.
ce sentiment de problèmes respiratoires et congestion est l’origine de la constante anxiété et prendre soin de ceux qui en font l’expérience.

Cette méthode est utilisée pour éliminer l’énergie stagnante du corps et libérer les émotions refoulées en recadrant la réponse du système nerveux. C’est une forme de vidage émotionnel.

Depuis 2016 je l’enseigne avec Sébastien à Paris, et dans d’autres villes de France et de Suisseà la fois des professionnels de la médecine conventionnelle (ostéopathes et kinésithérapeutes) et des thérapeutes en médecine alternative/de courte durée, ainsi que des coachs en développement personnel, sportifs, mentaux et vocaux.

Philbert Favager

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