Comprendre l’opération mise en place par John Textor pour racheter Lyon – et comment Botafogo en fait partie | botafogo

John Textor a fait sensation parmi les fans du botafogo dit, dans une interview au journal français L’Équipe, qui met en péril sa fortune en obtenant les garanties financières nécessaires pour racheter Lyon. Parmi ces actifs figure Eagle Holding, le groupe qui contrôle les autres clubs : Crystal Palace, Molenbeek et l’alvinegroclub.

L’homme d’affaires américain a fait ses premiers investissements dans le football avec son propre capital. Pour prendre le contrôle de Lyon, il a besoin de fonds tiers pour conclure l’affaire. La solution trouvée était une sorte de partenariat avec Cannae, un groupe américain qui investit dans diverses sociétés, dirigé par Bill Foley.

John Textor devient actionnaire majoritaire de Lyon (Image : AFP)

Textor a reçu un engagement de Cannae d’emprunter 523 millions d’euros, ce qui équivaut aujourd’hui à environ 2,8 milliards de R$. Les termes et conditions de cet accord sont publics, car la société américaine a dû le notifier à la US Securities and Exchange Commission. Dans un document daté du 20 juinCannae a expliqué l’affaire.

Il s’agit en principe d’une opération à crédit. Foley emprunte la somme pour que Textor puisse finaliser le rachat du club français – une démarche nécessaire puisque, du point de vue lyonnais, celui qui vend doit obtenir des garanties financières de l’homme d’affaires américain.

Il est même possible que le montant ne soit pas restitué à Cannae en espèces, mais avec un intérêt dans les sociétés respectives. En d’autres termes, Foley peut accepter un pourcentage d’Eagle Holding – ou de l’un des clubs appartenant à Textr – en échange des 523 millions d’euros apportés. Cette hypothèse est contenue dans la lettre de Cannae au CVM américain, dont l’acronyme en anglais est SEC.

– La lettre de créance a été remise après que Cannae a conclu une transaction non contraignante avec M. Textor, sur la constitution de la participation d’Eagle Football et Cannae, y compris par la conversion éventuelle de tout ou partie du capital d’Eagle dans les conditions convenues.

Le rachat de Lyon n’étant pas encore bouclé, il ne s’est rien passé pour l’instant. Cannae a indiqué qu’il ouvrirait la ligne de crédit, mais l’argent n’a pas encore été envoyé à Textor. Cela indique également que les garanties offertes par l’entrepreneur n’ont pas été formalisées.

Une fois l’opération effectuée, est-il possible qu’à un moment donné quelque chose se passe mal et oblige Cannae à exécuter les garanties, y compris Eagle et Botafogo ? Théoriquement oui, mais cette hypothèse est peu probable pour le moment. Textor considère la ligne de crédit comme temporaire, nécessaire pour présenter les garanties financières à Lyon, qui sera résolue sous peu, avant qu’elle ne devienne de facto une dette envers Eagle.

Les négociations sont toujours en cours et les représentants de l’homme d’affaires ont tenté de concilier transparence et secret sur certains points. Par conséquent, le cas est traité hypothétiquement. L’accord de collaboration final est généralement plus complexe.

C’est encore une autre évolution du nouvel environnement commercial dans lequel le football brésilien est entré. La SAF qui gère le football de Botafogo est un atout. La société a cédé 90% de son capital à John Textor, qui peut faire affaire avec eux tant qu’il respecte les termes de l’accord conclu avec l’association civile Botafogo au moment de l’achat.

Victorine Pelletier

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