Contrastes : Rafale

La pandémie de coronavirus figure résolument en tête de l’agenda politique et social de chaque pays. Cependant, cela ne signifie pas que la politique commence et s’arrête là. Les citoyens se sentent non seulement en sécurité lorsque leur santé est garantie, mais aussi lorsqu’ils savent que leur gouvernement fait tout ce qu’il peut pour affronter les ennemis extérieurs.

Et la décision de la Grèce d’acquérir le Rafale français a définitivement mis fin aux manœuvres persistantes et provocatrices d’Erdogan, apparemment alimentées par le désastre économique de la Turquie et un changement dans son flux de soutien, donc apparemment incontrôlable et dangereux.

La seule réponse que le « sultan » pouvait donner, à travers les médias qu’il contrôle, était de se moquer du fait que le Rafale était d’occasion et non neuf. En substance, cependant, il sait qu’avec cet accord, non seulement la Grèce a maintenant le dessus dans les airs, mais aussi un allié solide sur le terrain.

La France est une superpuissance dont les intérêts sont désormais pleinement alignés sur ceux de la Grèce. Les relations entre les deux pays sont meilleures que jamais et leur force politique et militaire s’est considérablement renforcée.

Après presque 15 ans d’abstinence et de domination turque, notre pays est mis à niveau à plusieurs reprises sur le plan opérationnel, technologique et géopolitique. L’armée de l’air grecque sera l’une des plus puissantes d’Europe, garantissant pleinement la sécurité des Grecs et notre souveraineté nationale contre la menace turque permanente.

Et il est logique que la Turquie réagisse de manière spasmodique à cette évolution, car elle s’était habituée à contrôler la situation en mer Égée et à « jouer » avec les nerfs des Grecs. Cependant, ce qui n’a pas de sens, mais est au moins triste, c’est que l’opposition, en particulier SYRIZA, adopte cette attitude, voyant des USI perdues dans chaque euro dépensé par l’État et des festins de communication dans chaque renforcement de la Défense nationale – et de la conscience .

Encore une fois, il s’avère qu’Alexis Tsipras n’a non seulement jamais bien gouverné le pays, mais n’a également jamais appris de ses nombreuses et catastrophiques erreurs.

PAR.

La Grèce est ravagée par le coronavirus -Oui, mais nous avons Rafale. Plus de 100 civils meurent chaque jour et le NSS ne peut pas le gérer – oui, mais nous avons Rafale. Des journalistes sont poursuivis pour avoir dénoncé un scandale condamné en Amérique – oui, mais nous avons le Rafale. Ce ne sont que trois des nombreux exemples de la réalité qui prévaut aujourd’hui en Grèce, que le gouvernement tente de cacher sous le tapis rouge posé pour le Rafale français.

Kyriakos Mitsotakis, fidèle à la tradition de son parti, mais aussi de sa famille, cache l’amère vérité et présente une image fausse et douce de lui-même. Le Premier ministre qui nous a sauvés du coronavirus nous sauve maintenant des Turcs.

Cependant, il ne s’agit pas seulement des avions nouvellement utilisés, mais aussi de la manière dont ils sont achetés et du spectacle de communication qui a été mis en place. Un petit tour dans les médias pro-gouvernementaux, on croirait que les Turcs se sont déjà rendus et s’apprêtent à nous rendre Chypre, maintenant que Rafale est arrivé. Dans sa tentative de manifestation, M. Mitsotakis a contourné les comités, les organes, les évaluations et les suggestions, tous les mécanismes qui garantissent la transparence, et a arbitrairement dépensé l’argent de l’État grec pour acheter des combattants d’occasion très chers, en un que la Grèce financièrement mais pas la France, qui est richement payé pour l’avion et… s’engage à aider notre pays en gréco-turc.

La vérité, c’est que ND voit sa popularité chuter, alors elle fait ce qu’elle peut : créer des tensions et évoquer le patriotisme des Grecs. Il est même allé jusqu’à tourner les primaires du Rafale avec des images qui n’ont même pas été publiées par le ministère de la Défense. C’est ce qu’on appelle le patriotisme et minimiser l’importance de défendre le pays.

Lorsque le premier ministre lui-même ne peut distinguer une question nationale d’une question partisane, la nation elle-même devient l’objet de ses représentations communicatives. Mais le pays a besoin d’un gouvernement dans la situation difficile actuelle. Pas un groupe gouvernemental.

.Σ.

Godard Fabien

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