France. Macron devra se battre pour sauver la majorité parlementaire et maintenir l’agenda des réformes

L’alliance centriste de Macron, Ensemble !, a recueilli 25,75% des suffrages dimanche, suivi de près par les Nupesmené par le vétéran d’extrême gauche Jean-Luc Melenchon, qui a marqué 25,66%.

Le pourcentage d’abstentions a atteint des records – 52,49 % -, même si la répartition des sièges ne sera déterminée qu’au second tour, le 19 juin.

Le bureau de vote Elabe pourtant attendu l’Ensemble de Macron ! remportera entre 260 et 295 sièges à l’Assemblée nationaleet peut ou non atteindre le cap des 289, nécessaire pour obtenir la majorité absolue.

Les sondages placent la gauche de Mélenchon entre 160 et 210 sièges, une forte augmentation par rapport à 2017. « Venez voter dimanche prochain pour rejeter la politique désastreuse de Macron », a exhorté la gauche sur Twitter après le vote de dimanche. « Préparez vos bulletins de vote pour mettre fin à 30 ans de néolibéralisme ».



Si l’alliance centriste de Macron perd sa majorité absolue au second tour des élections, le 19 juin, le président pourrait être contraint de conclure des pactes avec des factions de centre-droit ou de centre-gauche

Cette issue pourrait également conduire à un remaniement du bureau du chef de l’Etat.

L’enjeu est la capacité d’Emmanuel Macron à mettre en œuvre des réformes, notamment : une réforme des retraites qui ferait travailler les Français plus longtemps et a reçu beaucoup de critiques.

L’opposition de gauche, en revanche, fait pression pour un abaissement de l’âge de la retraite en France, Jean-Luc Mélenchon dépeignant Macron comme un libéral économique qui protège les riches plutôt que les familles dans le besoin.

Le parti de Macron fera tout pour obtenir « une majorité claire et forte »
La Première ministre Elisabeth Borne a défendu dimanche le rôle du parti au pouvoir.

« Contrairement aux propos de M. Mélenchon, qui a un problème avec la réalité, nous sommes la force politique qui a le plus de candidats au second tour (…) et nous nous mobiliserons cette semaine pour obtenir une majorité claire et forteil a assuré.

Plus de 6 000 candidats, âgés de 18 à 92 ans, se disputaient dimanche 577 sièges à l’Assemblée nationale française lors du premier tour des élections, un système de scrutin complexe à deux tours disproportionné par rapport au soutien national à un parti.

Selon les données du ministère français de l’Intérieur, à la troisième place, l’Union nationale, de Marine Le Pen, d’extrême droiteavec 4 248 600 voix (18,68 %).

Les républicains ont pris la quatrième place avec 2 370 882 voix (10,42%), et la cinquième avec 964 865 voix (4,24%), Reconquista!, un parti d’extrême droite.

avec bureaux

Godard Fabien

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