« La zone franche de Manaus doit se développer », déclare Farid Mendonça à propos du modèle économique et de la recherche de nouveaux produits

*De la salle de presse quotidienne

Lors des activités de clôture de la Semaine des économistes promues par le Conseil régional de l’économie (Corecon-AM), l’avocat et économiste Dr Farid Mendonça a parlé des tensions qui affectent actuellement la zone de libre-échange de Manaus (ZFM). L’avocat était chargé de rédiger l’action directe d’inconstitutionnalité pour défendre le ZFM, avec Thomaz Nogueira, conseiller fiscal et ancien surintendant du surintendant de la zone de libre-échange de Manaus (Suframa).

Lors du Café Econômico qui a eu lieu samedi (13), Mendonça a expliqué que cinq aspects ont été pris en compte lors de la rédaction de la promotion. Sur le plan social, une réflexion a été menée sur l’impact social de la Zone Franche et sur l’emploi.

« Il y a plus de 100 000 emplois directs, hors indirects, qui sont quatre à cinq fois plus importants que les directs. […] Beaucoup de gens vont travailler et mangent au travail, de nombreuses entreprises assurent la garde des enfants de ces personnes, elles ont des transports d’entreprise, elles ont une assurance maladie », a-t-il déclaré.

L’avocat, également conseiller de Corecon-AM, souligne qu’il y a plusieurs raisons d’attacher de l’importance à la zone de libre-échange d’un point de vue social. Sur le plan économique, Farid Mendonça affirme que la ZFM fait tourner l’économie et que sans la ZFM il y aurait un vide comme à l’ère du caoutchouc.

« On aurait ici une bombe atomique sur le plan économique, ça deviendrait un vide, comme ce qui est arrivé au caoutchouc, qui a disparu. Nous connaissons tous cette histoire », explique-t-il.

Il y a aussi l’aspect environnemental, Mendonça souligne que lorsque le ZFM a été fondé, il n’y avait pas de discussions sur l’environnement, et qu’il a commencé à prendre de l’ampleur à partir des années 1980 et est actuellement en croissance. L’avocat soutient que le modèle de concentration en question signifiait que la forêt était préservée et que les problèmes environnementaux justifiaient et rajeunissaient la ZFM.

« Dans le troisième aspect, nous avons le problème environnemental et je dis une chose : la zone franche de Manaus n’est pas vieille, au contraire. Elle est une couronne maigre et a beaucoup plus longtemps toute perspective […]. Il a été réalisé en 1967 et les gens n’avaient pas ces discussions sur l’environnement et bien sûr s’habiller ici et là, mais ce n’était pas si attrayant. Le monde a commencé à avoir des contours plus grands à partir des années 80 et maintenant et apparemment cela se développe bien […] », a dit.

Il a également été souligné que la zone franche joue un rôle important dans l’intégration et la stabilité géopolitique de la région, en tenant compte des aspects sociaux, économiques, environnementaux, de sécurité publique et géopolitiques.

« Si nous affaiblissons ce modèle économique, nous renforçons simultanément les organisations criminelles aux frontières de notre pays et étant donné qu’historiquement, […] nous n’avons pas de politique gouvernementale pour la région frontalière », a-t-il souligné.

Farid Mendonça a également déclaré que les véritables transformateurs de la réalité économique sont les hommes d’affaires, qui, selon lui, devraient retrousser leurs manches pour aider à transformer la réalité avec les travailleurs.

« La zone de libre-échange doit se développer, nous sommes vraiment coincés […] Nous devons chercher de nouveaux produits. Dans le rapport que Suframa publie toujours, plusieurs de nos produits sont en déclin, en variation négative, en termes de production et de facturation », a-t-il expliqué.

Concernant les élections de 2022, l’avocat dit que quel que soit le vainqueur, on s’attend à ce qu’il y ait un dialogue pour trouver une solution, car il y a une perspective de réforme fiscale dans laquelle la zone franche survivra.

«Ce que nous devons faire, c’est sauver Suframa, donner vie à Suframa pour qu’il aille au-delà de cette politique Top Down, c’est-à-dire qu’il fasse tout ce que son maître lui dit de faire. […] Nous devons aller au ministère des Affaires économiques, nous devons avoir nos propres gens au ministère pour veiller sur nos œufs d’oie d’or », a-t-il conclu.

Philbert Favager

"Analyste. Pionnier du Web. Accro à la bière. Adepte des réseaux sociaux. Communicateur. Passionné de voyages au charme subtil."

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.