Le sort du dirigeant téméraire devrait inspirer le Brésil

L’ancien Premier ministre britannique (aujourd’hui) Boris Johnson. Photo : Henry Nicholls/Reuters

Comme Jair Bolsonaro, Boris Johnson, un leader conservateur et populiste qui vient de quitter ses fonctions de Premier ministre britannique, a passé une grande partie de son mandat avec des taux de rejet presque toujours (beaucoup) supérieurs à l’approbation.

Depuis juillet 2019, le taux d’échec n’est jamais descendu en dessous de 40 %. Jusqu’à hier, ils étaient encore autour de 60 %. L’approbation était de 22% – la moitié de ce qu’elle était autrefois.

Johnson est tombé en disgrâce lorsque le public a appris qu’il était l’un des premiers à enfreindre les règles de distanciation sociale imposées par le gouvernement. Des images ont fait le tour du monde des émeutes promues par le Premier ministre et ses amis à Downing Street.

A également pesé contre lui la nouvelle que ses locaux à la célèbre adresse auront fait l’objet d’une rénovation en 2021 avec l’aide d’un donateur du Parti conservateur.

La goutte qui a fait déborder le vase a été le scandale sexuel contre un allié au parlement. Le chef adjoint du gouvernement, le député Chris Pincher, est accusé d’avoir peloté deux hommes dans un club londonien.

Pour le peuple britannique, le mauvais exemple du premier ministre vantard et de ses amis était une raison suffisante pour se méfier de sa capacité à diriger le pays.

Cela a renversé la fonte de leur soutien parlementaire. Fin de la route.

À présent, le lecteur habitué aux nouvelles natives doit relier les points et demander où cela s’est mal passé.

Rejet élevé, boycott des efforts de distanciation sociale, utilisation de masques, participation avec des rabbins pendant la pandémie, scandale sexuel impliquant des partenaires…

Et pourtant, au cours des trois dernières années et demie, Jair Bolsonaro n’a même pas failli être viré.

La différence entre l’un et l’autre réside dans la capacité d’obtenir le soutien parlementaire.

Johnson a perdu le sien.

Bolsonaro, en revanche, a construit un mur tout au long de son mandat.

Il l’a fait sur la base du budget secret, de l’accueil chaleureux des lobbies privés, des cendres de ce qui restait de Lava Jato et des règles fiscales du pays. La frénésie bolsonariste est avant tout budgétaire.

C’est ce qui lui permet de se moquer de la population démunie alors qu’il chevauche son cheval et son jet ski pendant ses jours de congé.

Le thermomètre de ce soutien au Congrès, qui n’a pas d’égal dans l’opinion publique, se lit dans le bras de fer autour de l’IPC de la MEC.

Dans le muque, les responsables gouvernementaux ont réussi à laisser les enquêtes jusqu’après les élections.

La décision n’est que salomonienne pour ses fins.

Bolsonaro s’abstient d’expliquer comment deux pasteurs suspects et un ministre ont installé un comptoir commercial pour le ministère de l’Éducation.

Et une grande partie des parlementaires n’ont pas pu expliquer ce qu’ils faisaient avec l’argent.

Victorine Pelletier

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