Les sanctions font mouche en Russie, mais aussi en… Europe

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L’inflation prolongée et les problèmes persistants La balance commerciale de l’Europe empoisonnent les eaux du conflit russo-ukrainien qui noient la zone euro. Et cette fois le Εκτ dispose de marges limitées pour soutenir l’euro.

Les dernières données d’Eurostat et l’analyse fournie à leurs gouvernements par les banques centrales d’Allemagne, de France et d’Italie mettent en garde les dirigeants du sommet de l’UE. à Versailles que l’Europe entre dans une période de pression étouffante sur sa balance commerciale dans un environnement de pressions inflationnistes persistantes.

Ce mix explosif pour la zone euro, dont les économies fortes sont essentiellement financées par le système bancaire et beaucoup moins par les marchés financiers, met en lumière le potentiel « gros patient » de la période à venir, à savoir les banques.

Que la BCE poursuive ses décisions prises en décembre ou les reporte à avril, mai (c’est-à-dire que ces règles ont été écrites avant les annonces de la BCE du Conseil actuel), la BCE est obligée de faire face à la marée inflationniste avec des augmentations au détriment de la monnaie (taux d’intérêt) tout en maintenant le « bouclier » protecteur des TLTRO pour le système bancaire.

Les « dégâts » des sanctions contre la Russie obligent la zone euro à reconsidérer sa stratégie de sortie dans une situation qui ne peut reposer indéfiniment sur l’inflation monétaire des politiques de la BCE. Cette « tendance » sera de toute façon (qu’il y ait des décisions de la BCE ou reportées) transparue dans les déclarations et précisions de Mme Lagarde. Un fait qui obligera les gouvernements de l’UE. et la zone euro en particulier à supporter une part importante des dommages économiques et politiques de l’impact des sanctions contre la Russie.

Mais encore une fois, en raison du mélange explosif mentionné ci-dessus, dans lequel le système bancaire européen est censé fonctionner, les bilans des banques européennes auront besoin d’un soutien, dont il n’est pas clair s’il peut être sécurisé par les TLTRO dans leur composition actuelle.

Et sur ce front, il est très probable que nous verrons la BCE plus hâtive dans ses interventions dans le secteur bancaire que dans le soutien à la soutenabilité de la dette publique.

Dans ce domaine, selon les informations de la Commission, très prochainement – après le Sommet – on verra des initiatives de politiques d’appui budgétaire au « niveau central » via les marchés financiers, qui vont « renforcer la position de l’euro… ».

Godard Fabien

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