L’Espagne enregistre 500 décès dus à la vague de chaleur, l’une des pires de l’histoire du pays | Monde

L’Espagne a fait état mercredi de plus de 500 décès dus à des températures extrêmes, tandis que des pays comme la France et le Royaume-Uni ont évalué les dégâts causés par une vague de chaleur écrasante en Europe occidentale, accompagnée de grands incendies, dont plusieurs sont toujours actifs.

Le phénomène, qui a duré du 9 au 18 juillet, était « celui qui présentait » plus grand écart de température » enregistré dans le l’Espagne depuis le début de la série historique en 1975a déclaré Beatriz Hervella, porte-parole de l’AEMET.

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Un homme embrasse son fils devant la maison familiale dans le nord-est de l’Espagne, qui a été incendiée par l’un des centaines d’incendies actifs en Espagne le 19 juillet 2022. — Photo : AP

Le président espagnol Pedro Sánchez a averti la population que « le changement climatique est mortel ».

« Au cours de cette vague de chaleur, selon les données, plus de 500 personnes sont mortes à cause des températures élevées », a déclaré Sánchez, citant une estimation de la mortalité réalisée par un institut de santé publique.

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Plus d’un millier de personnes ont déjà été tuées dans la canicule au Portugal, selon le gouvernement local.

Ce mercredi, l’incendie qui le préoccupe le plus s’est produit à Calatayud (Aragon), où les flammes ont touché un périmètre de 14 000 hectares, provoqué l’évacuation de 1 700 personnes et même interrompu la circulation des trains à grande vitesse entre Madrid et Barcelone.

Le nombre de décès cité par Sánchez est une référence aux estimations de l’institut public Carlos III, qui calcule statistiquement l’augmentation des décès de causes précises, comme l’augmentation de la température, et compare ces chiffres avec des séries statistiques historiques.

Un employé du service de nettoyage urbain de Madrid, en Espagne, lave les rues de la ville pour renouveler l’asphalte, le 19 juillet 2022. — Photo : AP

En fait, le vague de chaleur récente qui l’Espagne était le plus extrême enregistré dans le paysselon les données préliminaires de l’Agence météorologique nationale et serait la troisième plus longue, suivie d’une en 2015 (26 jours) et d’une autre en 2003 (16 jours).

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Il s’agit de la deuxième vague de chaleur à frapper l’Europe en un mois seulement. L’augmentation de ces phénomènes, selon les scientifiques, est une conséquence directe de la crise climatique, les émissions de gaz à effet de serre augmentant en intensité, en durée et en fréquence.

Cette dernière vague a principalement touché l’Espagne, le Portugal, la France et le Royaume-Uni, où des températures historiques ont été atteintes.

Un homme veille sur des champs de raisins et d’huile d’olive dans le nord-est de l’Espagne le 19 juillet 2022. — Photo : AP

En France, depuis le 12 juillet, des incendies ont mis le feu à plus de 20 000 hectares de végétation dans le département de la Gironde, dans le sud-ouest du pays.

Mercredi, le feu semblait moins intense. Avec seulement 300 hectares de dégâts ces dernières heures, « le bilan est plus positif », bien que les flammes ne soient pas éteintes, explique le porte-parole des pompiers Arnaud Mendousse.

Les incendies ont dévasté les forêts du sud de la France lors de la pire vague de chaleur que le pays ait jamais connue. — Photo : SDIS 33 via AP

Au programme du président Emmanuel Macron ce mercredi, une visite à La Teste-de-Buch, commune touristique de la région, à 40 km au sud de Bordeaux, et une rencontre avec « les pompiers, les personnels de la protection civile, les forces de l’ordre, les fonctionnaires et les l’ensemble du personnel mobilisé », a déclaré Eliseu.

Pendant la nuit, il n’a pas été nécessaire d’évacuer davantage de personnes. Peu de temps après le déclenchement des incendies, plus de 36 000 personnes ont dû quitter leur domicile par précaution.

L’incendie a touché d’autres parties de l’Europe, dont le Royaume-Uni, où un incendie a été signalé mardi dans une ville à l’est de Londres. D’origine inconnue, les flammes se sont propagées sur environ 40 acres, brûlant maisons, fermes et garages, à 30 km du centre de la capitale britannique.

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En Grèce, après une nuit difficile, les moyens aériens ont commencé à maîtriser les flammes qui se propageaient au pied du mont Pentelicus, au nord d’Athènes.

Environ 500 pompiers, 120 véhicules et 19 unités aériennes ont été déployés pour éteindre l’incendie, qui touche plusieurs banlieues, abritant environ 90 000 personnes.

La canicule a battu de nombreux records en Europe mardi (19). Au Royaume-Uni, les thermomètres ont atteint des niveaux sans précédent : 40,2°C à l’aéroport d’Heathrow dans l’ouest de Londres et 40,3°C à Coningsby, un village du nord-ouest de l’Angleterre, selon l’agence météo Met Office.

L’Ecosse a également dépassé le record avec 34,8°C, tandis que la France a enregistré de nouvelles températures maximales à plus de 60 endroits, avec plus de 40 degrés dans certaines villes.

Philbert Favager

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