Lettre de 19 eurodéputés sur la crise énergétique à Charles Michel

Une lettre au président du Conseil européen, Charles Michel, et aux chefs d’État des États membres de l’UE, soulignant la nécessité d’une action immédiate et d’une coordination dans la lutte contre la crise énergétique, est adressée à 19 députés européens de 3 partis politiques groupes (gauche, socialistes, verts), en vue du Conseil européen d’aujourd’hui et de demain (24-25 juillet).

Selon la lettre « après le début de la guerre en Ukraine, les grandes compagnies pétrolières en ont encore plus profité » et sur la base de la communication REPowerEU de la Commission, dans laquelle la Commission propose aux États membres de « veiller à ce que ces mesures soient très efficaces et à garantir des règles du jeu équitables », « il doit y avoir une forte coordination entre les États membres ».

« Ce n’est que si les mesures dans les 27 États membres de l’UE sont comparables que les entreprises ne pourront pas éviter l’impôt », ont conclu les députés, appelant les dirigeants européens à « coordonner immédiatement les mesures fiscales sur les bénéfices d’urgence ».

A l’occasion de cette lettre aux dirigeants européens, qu’il a cosignée, le vice-président du Parlement européen et chef de l’Eurogroupe de SYRIZA – Alliance progressiste, Dimitris Papadimoulis, a fait la déclaration suivante :

« Ces derniers mois, la Commission a publié des communications recommandant aux États membres de prendre des mesures pour faire face à la crise énergétique :

Plus précisément:

Premièrement, en octobre 2021, elle a proposé avec sa boîte à outils des mesures immédiatement applicables par les gouvernements nationaux, comme des baisses d’impôts ciblées pour soutenir les ménages.

Deuxièmement, dans son annonce sur REPowerEU le 8 mars, elle a confirmé que les États membres ont la possibilité de réglementer les prix de l’énergie afin de protéger les ménages et les PME et de réduire les factures.
La Commission a même fourni des lignes directrices détaillées pour le développement de systèmes de régulation des prix.

Troisièmement, dans la même communication, elle a souligné que les règles de l’UE en matière d’aides d’État permettent aux États membres de fournir un soutien à court terme aux entreprises et aux agriculteurs souffrant des prix élevés de l’énergie.

• Quatrièmement, pour financer des mesures d’urgence, la Commission propose de prendre des mesures temporaires pour taxer les bénéfices des compagnies énergétiques. Une proposition qui, selon l’Agence internationale de l’énergie, pourrait rapporter jusqu’à 200 milliards d’euros en 2022, pour compenser en partie l’augmentation de la facture énergétique.

La précision galopait en Grèce depuis des mois, mais le gouvernement ND a systématiquement refusé d’aller de l’avant non seulement avec une baisse temporaire de l’EFK dans les produits énergétiques, mais aussi en prenant des mesures substantielles pour soutenir les ménages et les entreprises.

Au même moment
– 11 États membres de l’UE ont déjà réduit les taxes sur les produits énergétiques
Neuf États membres sont intervenus sur les prix de détail et de gros
– 6 États membres ont déjà imposé les bénéfices des sociétés énergétiques – En Grèce, les bénéfices des sociétés énergétiques ont dépassé les 2 milliards d’euros depuis l’été

Plutôt que de prendre des décisions sur les mesures recommandées par la Commission et mises en œuvre par la plupart des pays européens, le gouvernement Mitsotakis lance la balle sur le podium et assume la responsabilité de son inaction au sein de l’UE.

Une coordination au niveau européen est certainement nécessaire pour faire face aux graves conséquences de la crise énergétique.
Nous demandons une telle coordination européenne forte avec notre lettre 19 EB de 3 groupes politiques à Charles Michel et aux dirigeants des États membres en vue du sommet d’aujourd’hui.

Cependant, le besoin de solutions européennes ne diminue pas la responsabilité du gouvernement Mitsotakis pour ce qu’il refuse de faire au niveau national.
Car depuis des mois, la Grèce ne cesse de revendiquer désespérément la tête des pays où les prix de l’énergie sont les plus chers.
Les citoyens et les entreprises sont à la merci des sociétés d’échange d’énergie de M. Hatzidakis.
Le gouvernement de M. Mitsotakis a la responsabilité première envers les citoyens et les entreprises. Alors qu’il arrête de vénérer le fatalisme en regardant l’effondrement des ménages, de la production agricole et des entreprises, et qu’il agisse enfin ici et maintenant. »

Députés cosignataires : Rasmus Andresen (Verts, Allemagne), Benoit Biteau (Verts, France), Saskia Bricmont (Verts, Belgique), Anna Cavazzini (Verts, Allemagne), David Cormand (Verts, France), Rosa D’As, Italie), Eleonora Evi (Verts, Italie), Daniel Freund (Verts, Allemagne), Claude Gruffat (Verts, France), Martin Häusling (Verts, Allemagne), Niklas Nienaß (Verts, Allemagne), Ville Niinistö (Verts, Finlande) ), Mounir Satouri (Verts, France), Jordi Solé (Verts, Espagne), Juozas Olekas (Socialistes, Lituanie), Dimitris Papadimoulis (Gauche, Grèce), René Repasi (Socialistes, Allemagne), Paul Tang (Socialistes), O Ernest Urtasun (Verts, Espagne).

Victorine Pelletier

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