Opposés : Défense nationale

La défense du pays c’est une affaire très grave de l’enfermer dans des polémiques de parti. Ce point de vue du Premier ministre imprègne toute sa position à ce jour, ainsi que son dernier discours au parlement, sur les nouvelles armes acquises par les forces armées grecques.

Quel est le « crime » commis par le gouvernement lors de l’opposition officielle? Cela a conclu l’accord gréco-français et livrera quatre nouveaux types de frégates et 24 chasseurs Rafale de la France, qui sont à la pointe de la technologie. Au prix correspondant, bien sûr, mais aussi en obtenant le soutien français aux positions grecques en mer Egée et dans l’affrontement de la Grèce avec la Turquie voisine.

Ces armes coûteront-elles au peuple grec, à un moment où il y a de sérieuses difficultés financières dues à la pandémie ? Bien sûr, ils coûteront cher, mais il est amusant de dépendre de la préparation des forces armées et de la défense du pays contre la situation économique. De plus, les années des Mémorandums ont laissé la Grèce en retard dans la modernisation de ses forces armées et il est nécessaire de combler ce retard rapidement car la Turquie a procédé à l’amélioration de sa capacité offensive durant cette période. M. Mitsotakis a demandé au Parlement l’accord de toutes les parties, au moins sur la question de la défense, enjeu national par excellence.

Malheureusement, SYRIZA a choisi une position entre le « présent » et le non-présent, annulant ainsi la tentative d’uniformisation du monde politique. En fait, certains de ses orateurs lors de la dernière session du Parlement, comme George Tsipras, ont clairement sous-estimé la défense nationale et l’ont liée aux divergences entre les partis sur la situation intérieure et politique.

En tout état de cause, cet affrontement met à nu l’opposition officielle, qui a une fois de plus failli à son devoir de soutien à la défense nationale et au climat d’unité qu’elle exige. Néanmoins, les premiers Rafal sont déjà en Grèce, les frégates en France se construisent à un rythme rapide et la Grèce est déjà dans une bien meilleure position vis-à-vis de la Turquie qu’elle ne l’était il y a quelque temps. Et ce sera encore mieux, une fois que le programme d’armement du gouvernement sera terminé et que les forces armées grecques auront acquis tous les navires et avions prévus dans les accords pertinents avec la France.

À PARTIR DE.

La défense du pays est le premier devoir des gouvernements, des partis, mais aussi de tout notre peuple. Cela ne peut être ni contesté ni débattu, et il a été prouvé à travers l’histoire que les Grecs savent défendre leur patrie, peu importe les sacrifices que cela implique.

Mais l’équipement nécessaire pour défendre le pays est une autre histoire. Les systèmes d’armes ne peuvent être fournis qu’avec un programme, de la transparence et les meilleures conditions possibles dans les accords avec les pays et les entreprises qui les produisent. Car il ne faut pas oublier, entre autres, comment Akis Tsochatzopoulos et nombre de ses acolytes ont été retrouvés en prison, qui ont utilisé la défense nationale comme prétexte pour s’en prendre au trésor public.

L’accord du gouvernement Mitsotakis avec la France pour la fourniture de frégates et de Rafal comporte des points très flous voire négatifs. Premièrement, en ce qui concerne les frégates, dont SYRIZA a commencé l’achat, il y a l’enjeu que leur construction et leur maintenance se feront exclusivement en France. Macron affirme que l’accord a assuré 2 000 emplois dans son pays. Pas un seul en Grèce.

Deuxièmement, l’accord gréco-français, qui « oblige » la France à soutenir la Grèce dans la protection de sa souveraineté, ne dit rien sur la protection de ses droits dans la ZEE et le plateau continental. Et troisièmement, le même accord oblige la Grèce à fournir une assistance militaire et à envoyer des troupes grecques en Afrique. Une union qui met en danger la vie des Grecs et entraîne la Grèce dans une guerre qui ne la concerne pas.

Enfin, pour Rafal, alors qu’il y avait un accord pour la livraison de 18 avions et sans suggestion pertinente de l’état-major des armées, M. Mitsotakis a soudainement annoncé au TIF que nous en livrerons six autres, avec pour résultat que les coûts deviennent insupportables, même en pleine crise économique.

La cerise sur le gâteau a été la vidéo diffusée par le parti ND sur l’arrivée de Rafal en Grèce. Une initiative qui s’approprie de manière vulgairement partisane une cause nationale. Et cela montre à quel point les couronnes de M. Mitsotakis sont hypocrites quant à la nécessité d’un consensus sur les questions de défense nationale. Conclusion : Oui en défense, mais pas dans les jeux partisans et flous avec la défense. En d’autres termes, défendez-vous contre votre père, pas contre votre père.

.Σ.

Madeline Favre

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