Populisme et dynamiques grises dans la patrie des Lumières

L’excellente première page de Libération montre Macron courir sur la route pour l’épreuve de force finale, en disant : Ma chère, nous avons oublié la gauche. Le président sortant qui porte les voix de gauche de l’anti-systémique Melansonrappelle son comportement d’entreprise de la démagogie populiste de Grèce en 1944.

Le 18 octobre, le Georges Papandréoua hissé le drapeau grec sur l’Acropole, où la croix gammée existait depuis des années, et a prononcé un discours capital sur l’avenir du pays après le départ des nazis.

La foule interrompait constamment l’orateur en criant des slogans en faveur de l’EAM, du KKE et de la démocratie démocratique† Et puis le « Vieil Homme de la Démocratie », orateur et équilibreur zélé, a dit une phrase qui restera dans l’histoire : « Nous croyons aussi à la démocratie »…

Macron aussi. À l’approche des élections, il a souligné le rôle important de l’État – une tentative maladroite de s’approprier certaines des « statistiques » de Melanson – et maintenant le « président des riches » déploie sa sensibilité « de gauche » à travers les votes .voler le pourcentage de son leader « La France Invincible »

Par exemple, il revient sur sa promesse de relever le seuil des retraites, ce qui a provoqué des troubles et de vives réactions en France. Et il est certain que d’ici le second tour il tentera de finir sa mosaïque politique avec quelques tuiles de gauche.

Le triomphe du populisme par un éminent représentant de l’antipopulisme et du fameux européisme ? Précisément! Non seulement par nécessité électorale, mais aussi parce que (et) les grands prêtres de l’européisme immunitaire ils n’hésitent pas à ordonner, à se retirer, à se tourner vers l’État calomnieux, comme ils l’ont fait lorsque la crise économique a éclaté en Europe, et bien sûr à peupler sans vergogne.

Qui a voté pour Melanson?

Le « gilets jaunes »En réponse aux réformes de Macron – et aux choix de Macron en général – les méprisés, les nouveaux pauvres et les ennemis de la mondialisation forment le socle de la « France indisciplinée ». Ceci est connu.

Mais il est également de notoriété publique qu’une proportion importante – pas la plus importante – de ces électeurs n’a pas de signature de gauche. On l’a aussi vu lorsque les « gilets jaunes » ont inondé les rues rougeoyantes de la capitale. Par conséquent, il est très probable que ce parti votera pour Le Pen, contre l’insistance de Melanson.

Un rappel, sans rapport direct avec ce qui précède, mais qui garde sa valeur au regard du mouvement des électeurs d’un bout à l’autre du spectre : l’ancien « Marseille rouge » est progressivement passé dans le camp opposé, quittant le « Front National » par le Père Lepen.

Marin Le Pen et Gramsci !

Dans une ancienne interview télévisée avec Lepen, Giannis Pretenteris lui a dit que ce sont des vues de gauche. « Euh, alors ? » – ou quelque chose – était sa réponse. Étrange? Pas tellement.

Voyant que les opinions extrémistes de son père, racistes et cupides, ont une réponse spécifique et ne sont pas accessibles à un public plus large, Lepen a progressivement mis de côté les questions raciales et a commencé à parier sur la culture, les idiosyncrasies culturelles et le « droit universel de contester ». †

Inspirateur et pionnier du projet a été Alain de Benoît† Il a pris sélectivement des citations utiles d’Antonio Gramsci et a employé un Gramsci déformé pour Le Pen. Costas Melas en parle dans un texte mémorable sur Slpress :

L’idéologue emblématique de la Nouvelle Droite, Alain de Benoist, a « volé » à Gramsci problématique l’idée que pour qu’un espace idéologico-politique domine la société, sa domination culturelle est nécessairement requise (…) La nouvelle approche, par laquelle elle s’est distanciée du fascisme historique dépassé, a permis à la Nouvelle Droite de continuer la propagande d’extrême droite, mais en un format plus acceptable.

De Benoit quitte la tribu et adopte la civilisation. En particulier, il a soutenu que tous les conflits politiques devaient être interprétés en termes de culture. Cette idéologie particulière du « pluralisme ethnique » nécessitait de tracer des lignes de partage claires sur la base des différences ethniques et culturelles.

L’accent mis sur la préservation de la spécificité culturelle contrastait avec : égalisation agressive et l’œcuménisme de la mondialisation, qui a conduit à un brassage incontrôlable des nations et avec lui à la disparition de certaines traditions. »

Et maintenant;

Lors de ces élections, Lepen l’accent sur l’économie, la rhétorique anti-européenne humiliante et l’immigration. Macron, de son côté, a choisi la question de la Démocratie pour attaquer le représentant de la rumeur d’extrême droite. Il l’accuse d’une mentalité antidémocratique, alors qu’elle réplique en qualifiant Macron de dirigeant autoritaire et en rappelant la répression violente des manifestations.

Bien sûr, dans le carquois du président sortant, il y a la question Les relations de Le Pen avec Poutineles avertissements sur l’éviction des investisseurs et les accusations d’atteinte à l’idée européenne par le leader de la « Coalition nationale ».

De récents sondages suggèrent que Macron réussira. Mais ce qui a augmenté de façon notable dans ces élections, outre le populisme généralisé, c’est le dynamique grise au pays des Lumières

Quiconque se réfère imprudemment aux vulnérabilités actuelles (partis populistes, perceptions d’extrême droite dans un petit segment de la société, etc.), comme des caractéristiques clés d’un pays arriéré, sera reconsidéré. Ils se passent aussi à Paris et de manière superlative.

Ici, du moins jamais dans les temps modernes, un parti d’extrême droite/fasciste pur ou secret n’a revendiqué le pouvoir avec des prétentions…

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Godard Fabien

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