Toulouse – La Rochelle : qui est le chef ?

TOP 14 – Le barrage Stade Toulousain-Stade Rochelais pourrait être l’occasion d’un dépassement du virevoltant doo. Les nouveaux héros européens affrontent les anciens, avec à la clé, une place en demi-finale pour aller affronter Castres.
En présence d’un club, il y a des minutes clés, plus terre à terre que d’autres. Les deux finales perdues, celle gagnée face au Leinster. Aussi, samedi, il y aura ce match contre Toulouse. Le Stade Rochelais est là. « On perçoit qu’on a un complexe contre Toulouse, concède Ronan O’Gara. Ce sont 6 défaites de suite. Pourtant, il y a une seconde, avec juste ce qu’il faut de vérité, où il faut dire stop. Après le dernier match, j’ai dit arrêter. Cela dépend vraiment de nous pour intensifier .

Ces propos, basiques, sans vantardise, montrent bien évidemment que l’occasion est arrivée d’en finir avec le fléau toulousain. Aussi, quoi de mieux que de le faire à Ernest-Wallon ? La Rochelle a avancé à Marseille et entend stopper le complexe toulousain. Jérémy Sinzelle le perçoit : « Sur les 10 derniers matchs, on a perdu plusieurs fois. Cependant, j’ai confiance qu’on va garder cette énergie qu’on a désormais et tenter de lutter contre ce groupe toulousain qui a le j’ai l’habitude de jouer ce genre de jeu. J’ai envie de croire qu’on ne s’y complique pas une fois de plus.» Le groupe d’Hugo Mola, tueur l’an dernier, vainqueur des deux dernières confrontations dans l’étape ordinaire, se rend compte que les Maritimes peut clairement les remuer et surtout les battre.
Sans perplexité et très conscient de la valeur de l’ennemi
Tout le monde se lèche les babines à l’annonce de cette rencontre coup de poing entre deux groupes, qui aurait été un dernier fantasme. Pas Greg Aldritt, chef incontesté : « Chaque match est un dernier puisqu’on gagne, on enchaîne, on perd, on s’évade longuement. En tout cas, dire que c’est le dernier avant l’heure, ce serait mal élevés au large éventail de groupes divers, des groupes qui ont fait un parcours extraordinaire pour l’année en cours et qui ont démontré qu’ils étaient exceptionnellement forts. Il n’y a qu’un seul dernier, celui du 25 juin. Il n’y a même pas l’ombre d’un doute. »

D’ailleurs, c’est l’objectif des Rochelais en toute certitude. La seconde mi-temps lyonnaise a montré toute la force de ce rassemblement, capable en peu de temps de revenir au score, avec une domination choquante. En tout cas, là, face à un groupe toulousain, « qui aime jouer les moments décisifs », l’épreuve sera essentiellement aussi relevée que face au Leinster. Greg Aldritt le sait : « et de toute façon, quand ils ne sont pas performants, au motif qu’en toute modestie, au Stadium, je ne pense pas qu’ils aient fait leurs meilleurs matchs, ils finissent généralement par gagner. C’est leur solidarité.

Toulouse – La Rochelle : qui est le chef ?
ParJean-Yves Saint-Ceran
Il y a 18 heures Mis à jour 15 heures avant
TOP 14 – Le barrage Stade Toulousain-Stade Rochelais pourrait être l’occasion d’un coup de maillet. Les nouveaux héros européens affrontent les anciens, avec à la clé, une place en demi-finale pour aller affronter Castres.
En présence d’un club, il y a des minutes clés, plus terre à terre que d’autres. Les deux finales perdues, celle gagnée face au Leinster. En plus, samedi, il y aura ce match contre Toulouse. Le Stade Rochelais est là. « On s’aperçoit qu’on a un complexe contre Toulouse, concède Ronan O’Gara. Ce sont 6 défaites de suite. Pourtant, il y en a une seconde, avec juste ce qu’il faut de sérieux, où il faut dire stop. Après le dernier match , j’ai dit stop. Cela dépend de nous pour monter au créneau.

Ces mots, francs, sans jubilation, montrent bien évidemment que l’occasion est venue d’en finir avec le fléau toulousain. Aussi, quoi de mieux que de le faire à Ernest-Wallon ? La Rochelle a avancé à Marseille et entend stopper le complexe toulousain. Jérémy Sinzelle le perçoit : « Sur les 10 derniers matchs, on a perdu plusieurs fois. Pourtant, j’ai confiance qu’on va garder cette énergie qu’on a en ce moment et essayer de faire face à ce groupe toulousain qui a le j’ai l’habitude de jouer. ce genre de match. J’ai envie de croire qu’on ne s’y complique pas une fois de plus.» Le groupe d’Hugo Mola, tueur l’an dernier, vainqueur des deux derniers bras de fer de l’étape habituelle, se rend compte que les Maritimes peuvent clairement les remuer et surtout les battre.

Jérémy Sinzelle et Pierre Foyssac.
Jérémy Sinzelle et Pierre Foyssac. Symbole sportif

Sans perplexité et très conscient de la valeur de l’ennemi
Tout le monde se lèche les babines à l’annonce de cette rencontre coup de poing entre deux groupes, qui aurait été un dernier fantasme. Pas Greg Aldritt, skipper incontesté : « Chaque match est un dernier puisqu’on gagne, on enchaîne, on perd, on s’éloigne un peu. Pourtant, dire que c’est le dernier avant l’heure, ce serait grossier pour le large éventail de groupes variés, des groupes qui ont fait un excellent parcours cette année et qui ont démontré qu’ils étaient extrêmement forts. Il n’y a qu’un seul dernier, celui du 25 juin. Il n’y a même pas l’ombre d’un doute.

C’est d’ailleurs l’objectif des Rochelais en toute certitude. La deuxième mi-temps lyonnaise a montré toute la force de ce rassemblement, capable peu après de revenir au score, avec une étonnante domination. Pourtant, là, face à un groupe toulousain, « qui aime jouer les moments décisifs », l’épreuve sera essentiellement aussi relevée que face au Leinster. Greg Aldritt le sait : « et de toute façon, quand ils ne sont pas performants, sachant qu’en toute modestie, au Stadium, je ne pense pas qu’ils aient fait leurs meilleurs matchs, ils finissent généralement gagner, c’est leur solidarité.

Prenez le score et « tuez-les »
Alors que faire, face au groupe qui a longtemps régné, en tant que chef, sur le titre ? Jérémy Sinzelle a une recette de champion qui dénote toute l’assurance du peloton rochelais : « Il faut trouver comment les tuer. On n’avait pas la moindre idée de comment faire au Stade Français. On n’a pas besoin le faire dans cet état d’esprit, à Perpignan. Au moment où tu joues à l’extérieur, tu prends le score, c’est savoir tuer son adversaire. Il faudra aussi, à supposer qu’on trouve comment prendre le score dans Toulouse, pour le faire. »

De plus, ça, le rassemblement et le staff l’ont bien reconnu. « On a coché une tonne sur le match du Stadium en sortant du camp. On marque, on prend des focus tout de suite. Donc l’énorme problème qu’on a eu, c’est qu’on n’a jamais mis Toulouse à distance pendant 10-20 minutes, réclame Jérémy Sinzelle. C’est le genre de groupe avec lequel, jusqu’à la 80e, tu ne peux pas lâcher. De toute façon, ils reviennent et là, ce sont eux qui te tuent. » Greg Aldritt est plus discret dans son choix de mots, mais tout aussi soucieux de stopper la terrible série face aux Rouges et Noirs : « A chaque fois qu’on joue à Toulouse, on leur apporte beaucoup de concentration et eux, il va falloir une précision clinique, de la discipline et des coups de pied impeccablement exécutés. » Il va dépendre de nous d’être considérablement plus terre à terre, nettement plus clair tout au long du match, pour ne rien leur donner. Tenter de marquer quand on peut marquer et tenter de faire basculer ce schéma, qui commence à perdurer, sur les derniers matchs.  »

« Pourquoi pas nous ? »
Dans cette lignée, samedi, le Stade Rochelais est devant son sort, comme il l’était face au Leinster à Marseille. La précieuse chance de décrocher, enfin, un titre de patron de la France, cette même année-là comme celui de la Coupe des champions, ne va sans doute pas se présenter de sitôt. L’assemblée en est bien consciente : « C’est un test extrêmement, gros, pourtant on s’est bouclé depuis pas mal de temps pour arriver, pour avoir l’opportunité de jouer ces 3 matchs », demande Gregg Aldritt. Ainsi, actuellement , Nous n’abandonnerons pas. Nous allons tout mettre en jeu, nous donner à 300% et essayer d’obtenir la paire idéale, au motif que sans un match fructueux, nous n’aurons pas la possibilité d’en sortir avec des capacités. »

Aussi, n’insistez pas sur la résistance qui les cherche en Haute-Garonne. Tout le monde connaît la main-d’œuvre toulousaine, « le groupe français » comme le résume Jérémy Sinzelle. 2022 est peut-être la longue période des Rochelais, comme la dernière fut celle des Toulousains. Ronan O’Gara, le communique à sa manière : « Et qu’est-ce que ça changerait ? On est dans le rugby. Un groupe va gagner que ce soit Toulouse ou nous. Pourquoi pas nous ? C’est très simple. grande assurance et nous jouerons notre jeu. » Samedi soir, on trouvera qui est le chef…

Godard Fabien

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