Un sondage d’opinion montre que la France est divisée en faveur du réformiste Macron – Europe

« Un mauvais choix ». C’est ainsi que 52% des Français évaluent l’élection d’Emmanuel Macron, un an après l’arrivée du centriste à l’Élysée. Le journal Les Échosqui publie l’enquête Elabe-Wavestone ce jeudi 19 avril, parle d’une France « coupée en deux » et où règne le scepticisme sur « l’ampleur et l’efficacité » des changements opérés depuis son arrivée au pouvoir.

Au moment où le gouvernement vient de revoir à la hausse sa prévision de croissance économique pour cette année (2%), après avoir dépassé l’objectif de déficit en 2017, le sondage d’opinion montre que l’essentiel du soutien au président est venu de l’électorat qui suppose « se débrouiller facilement » à la fin du mois. Et si ses politiques économiques et d’emploi sont plébiscitées par 61% des cadres et cadres intellectuels, dans le cas des salariés, elle chute à 36%.

Malgré l’amélioration de la situation économique, avec un chômage tombé à son plus bas niveau depuis 2009, 58% doutent que Macron améliore la « situation du pays ». Pire encore, huit sur dix espèrent ne pas améliorer leur « situation personnelle » au cours de la période qui a débuté en mai 2017, lorsque le protagoniste du mouvement Em Marcha l’a emporté avec 66% des suffrages, le deuxième meilleur résultat jamais obtenu lors d’un second tour de scrutin. élections présidentielles – dépassé seulement par les 82 % du Front républicain mené par Jacques Chirac, en 2002, face à l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen.

La moitié des Français qualifient la politique de Macron d' »injuste » et plus de 60% pensent qu’elle « divise la société ». Et quant à la promesse historique faite lors du lancement de la candidature de « libérer les énergies de la France » tout en « protégeant les plus faibles », plus de la moitié concluent qu’elle n’a fait ni l’un ni l’autre. « Arrogant » et « loin des gens » sont des perceptions différentes.

Réformateur aux « ailes » internationales

Pourtant, quelle que soit sa classe sociale ou professionnelle et le soutien qu’il a reçu, l’homme qui, en mars ambitieux plan d’investissement de 1 500 millions d’euros pour faire de la France le leader mondial de l’intelligence artificielle, conserve le profil de « réformateur » avec lequel il a été choisi, et est ainsi classé par 69 % des sondés. La plupart des Gaulois pensent aussi qu’il a un « projet global » pour le pays.

C’est surtout pour avoir ouvert l’exécutif à la société civile et pour avoir agi sur la scène internationale que le chef de l’Etat reçoit le plus d’applaudissements, qui a proposé cette semaine à Strasbourg la réforme de l’Union européennepolitique économique et monétaire jusqu’à la fin de la législature et défendue créer de nouvelles ressources propres pour renforcer le budget communautaire


L’effort de bénévolat extérieur de Macron, qui a participé avec les États-Unis et le Royaume-Uni aux récents attentats à la bombe en Syrie et a tenu des réunions de travail régulières avec la chancelière allemande Angela Merkel – ce matin encore, ils ont tenu une conférence de presse conjointe – a même déclenché un remorqueur. – Aux oreilles de Claude Juncker, tandis que le président de la Commission Macron rappelle que l’Union européenne ne se limite pas à l’axe franco-allemand.


Victorine Pelletier

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