Les grèves dans les raffineries en France se poursuivent et les messages d’alarme se multiplient

Près d’un tiers des stations-service françaises ont été confrontées à des problèmes d’approvisionnement dimanche, contre 21% la veille, a indiqué le ministère de l’Energie, alors que les grèves se poursuivaient dans certaines des principales raffineries du pays.

La France a libéré davantage de réserves stratégiques et augmenté ses importations, a déclaré la ministre de l’Énergie Agnès Pannier-Runacher dans un communiqué. « Ces volumes supplémentaires devraient améliorer la situation dans la journée de lundi », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a interdit la vente et l’achat de gallons de carburant, autorisé exceptionnellement la circulation des pétroliers le dimanche et activé temporairement les approvisionnements stratégiques de l’État, en particulier dans les régions où les tensions dans les stations-service sont plus élevées.

De plus, les autorités ont commencé à exiger des bombes à l’usage des travailleurs de la santé et des pompiers. Plus de 30 postes ont été réservés jeudi aux véhicules d’urgence dans le nord du pays.

Dans ces lieux, les policiers vérifient l’identité des conducteurs qui vont faire le plein. Ils doivent être des aides-soignants, des ambulanciers ou des chauffeurs de transport funéraire. Pour les autres conducteurs, la solution est souvent de passer la frontière pour faire le plein en Belgique.

attaquants

Une équipe de reportage de Radio France Internationale (RFI) s’est rendue dans une raffinerie de TotalEnergies dans le nord de la France pour s’entretenir avec les grévistes. Ils réclament une augmentation de salaire de 10%, dans le contexte de hausse de l’inflation ces derniers mois.

« On voit qu’à la fin du mois on a de moins en moins d’argent ou pas plus. Les dépenses ont augmenté avec l’électricité, l’essence », a déclaré David Guillemard, qui travaille pour l’entreprise depuis 22 ans. « Ma femme travaille à l’extérieur de la maison et est obligée de passer un plein d’essence par semaine. Faire le plein aujourd’hui coûtait très cher, on payait plus de 100 € il y a longtemps ».

Les profits élevés de Total et les 5 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires de la multinationale irritent les salariés. « Total n’est pas une petite boulangerie qui doit survivre en pleine crise. C’est une entreprise qui vit la crise, qui profite de la crise, qui fait des profits exceptionnels malgré la situation actuelle. C’est pourquoi nous pensons que les travailleurs doivent en avoir une part et maintenir leur niveau de vie », a déclaré le syndicaliste Alexis Antionoli.

Une autre grève bloque également deux raffineries Esso-ExxonMobil en France.

Avec des informations de RFI et de l’AFP

Sharon Carpenter

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